mardi 18 mai 2021

#Geneathème: Les mariages de Jean François REVERCHON




En ce mois de mai 2021, Geneatech nous propose de parler des histoires de remariage de nos ancêtres. Ce fut l'occasion pour moi de vérifier le nombre de mariage de mes ancêtres. Se sont-ils souvent remariés et combien de fois? Je n'ai pas fait de statistiques mais les mariages uniques sont la norme dans mon arbre. J'ai pu tout de même relever la présence de nombreux ancêtres ayant eu deux époux ou épouses. Au delà, le nombre d'individu s'étant marié trois fois ou plus est faible: j'ai pu recenser 6 ancêtres directes.



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L'un d'eux s'appelle Jean François REVERCHON et c'est de lui que je vais vous parler.

Jean François est mon Sosa 80. Il est le grand-père de mon arrière arrière grand-père, Claude Désiré REVERCHON, dont je vous avais parlé il y a plusieurs mois. Si vous souhaitez les relire c'est par ici, ici et encore ici.

Il naît le 11 octobre 1763 à Vers en Montagne, dans le département du Jura, commune proche de Champagnole. Il est le fils de Jean Claude REVERCHON, laboureur, et d'Anatoile MAGNIN


Acte de naissance de Jean François REVERCHON (source: AD39)

A ma connaissance, ses parents auront 4 garçons: Claude Hugues (1761-1767), Jean François, Charles (1766-1767) et Claude Antoine (1768). 

Il perd sa mère alors qu'il n'a que 6 ans. Elle décède le 23 avril 1770, à 38 ans.

Mais 3 mois plus tard son père se remarie avec Jeanne Catherine BENOIST, le 12 août 1770, toujours à Vers en Montagne. Jean François a un nouveau petit frère qui naît en 1771 et qui se prénomme Jean Nicolas.

A l'âge adulte, Jean François devient à son tour laboureur, comme son père.


Son premier mariage


Il épouse Marie Joseph GIROD le 26 juillet 1786 à Vers en Montagne. Jean François et Marie Joseph sont alors tous les deux âgés de 20 ans.



Acte de son premier mariage
Jean François REVERCHON & Marie Joseph GIROD (source: AD39)

   
"Par devant le Curé Soussigné et les témoins ici nommés après la publication sollennel des trois bans vu la lettre de publication de Mr le curé de Champagnole, en date du vingt quatre juillet de l'an present. Signé Guyon vicaire
et toute autre formalités présentes par droit civil et canon observés ont contracté mariage en face de l'église jean françois fils de jean claude Reverchon et de feu anatoile magnin, le dit françois laboureur, et marie joseph fille de henri Girod et marie antoine Lallemand lepoux agé de vingt deux ans et lepouse aussi agé de vingt deux ans ont assisté à la célébration du dit mariage jean claude Reverchon père de lepoux laboureur residant à Champagnole, jean françois Tréan greffier de la justice de vers y residant, Etienne darbon curateur de la dite epouse laboureur aussi y residant, jean françois arbez residant audit lieu, lesquelles ont signés avec le soussigné pretre [...] lequel leur a donné la Benediction nuptial par commission duddit curé de vers le vingt cinq juillet mil sept cent quatre vingt six [...]."


De leur union naissent 5 enfants:

- Jean Joseph, mon aïeul (1787 -1867)

- Jean Claude  (1789)

- Jeanne Eléonore (1791 - 1846)

- Jean Joseph Emmanuel (1796)

- Jean Baptiste (1799 - 1866)

Malheureusement Marie Joseph décède le 3 mars 1800 à Vers en Montagne. Elle est âgée d'à peine 36 ans.

Leur union aura duré presque 14 ans.


Son second mariage 


Ayant cinq enfants à charge dont deux en bas-âge, Jean François se remarie très vite.

Le 21 mars 1800, soit moins de trois semaines après le décès de sa première femme, il épouse en seconde noce Jeanne Thérèse Constance ROYET. Ils ont respectivement 36 ans et 21 ans lors du mariage.

Durant cette période, il n'est plus cultivateur mais il exerce maintenant la profession de maréchal ferrant.



Acte de son second mariage
Jean François REVERCHON & Jeanne Thérès Constance ROYET (source: AD39)

 

"Le trente ventos de l'an huit de la République française, par devant moi Pierre Joseph Paget President de ladministration Municipale du Canton de vers, Ensuite des publication et affiche de leur Mariage futur  au lieu de leur domicile Conformement à la loi sont comparus pour le contracter  au Chef lieu En la Salle [ ? ], Jean François Reverchon agé de trente cinq ans maréchal, fils de Jean Claude Reverchon et de feue Anatoile Magnin, et Jeanne Thérèse Constance Royet agée de vingt un ans  huit mois, fille d'Ambroise Royet et de Marie Reine Guyon tous cultivateurs de Vers; lesquels futurs epoux , en presence d'Antoine Henri Sirod, Antoine François Melet, Claude Etienne Tréant les trois de Vers , et Pierre Hugues Nicod des Nans, tous majeurs et Cultivateurs, ont declaré se prendre mutuellement En Mariage, Ensuite j'ai prononcé au nom de la loi, qu'ils sont unis en Mariage et ai rédigé le present acte que les Contractant et les témoins ont Signés avec moi et le Secrétaire de l'administration."

Jeanne va mettre au monde 5 ou 6 enfants qui décéderont jeune voire très jeune.

- Jean Marie Amélie (1800 - 1818)

- Jean Pierre Simphorien (1803 - 1829)

- Jean Alexis (1805 - 1808)

- Jean Constant Adolphe (1807 - 1809)

- Jean Claude Joseph (1812 - 1829)

Bizarrement, lors du recensement de 1809, tous les enfants de cette seconde union encore en vie ne sont pas présent.



Recensement à Vers / 1809 (source: AD39)


Dans le recensement de 1836, j'ai pu noté la présence d'une certaine Jeanne Catherine, qui semble être née entre 1801 et 1807, si je prends en compte les recensements suivants. Mais je ne retrouve aucune autre trace d'elle, ni sa naissance, ni son décès. Je ne peux alors affirmer qu'elle soit l'enfant de ce couple.


Recensement à Vers / 1836 (source: AD39)

Le 16 février 1827, Jeanne décède à son tour, à l'âge de 48 ans. Ils seront restés mariés pendant 27 ans.


Son troisième mariage


Cette fois-ci, Jean François prend un peu plus de temps pour se remarier et il est de nouveau cultivateur.

C'est plus d'un an après qu'il convole en juste noce avec sa troisième épouse. Le 29 mars 1828, il épouse Marie Antoine VICHET à Vannoz, petite commune situé à 7 km au sud de Vers. Jean François a 64 ans et Marie est âgée de 40 ans.



Acte de son 3e et dernier mariage
Jean François REVERCHON & Marie Antoine VICHET (source: AD39)

 

"L'an Mil huit Cent vingt huit le vingt neuvième jour du Mois de Mars a neuf heures du Matin nous Jean Baptiste Bernard Maire et officier de létat civil de la commune de Vannoz, demeurant Canton de Champagnole département du Jura, Sont comparus Jean François Reverchon agé de soixante quatre ans Né à Vers, profession de cultivateur domicilié à Vers, Majeur fils de feu Jean Claude Reverchon décédé à Champagnole, le trois fructidor an Neuf de la République agé de soixante neuf ans ; Et de feu anatoile Magnin décédé à Vers le vingt trois avril Mil Sept cent Soixante Et Dix, veuf de Jeanne Thérése Constance Royet décédée le Seize février Mil huit cent vingt Sept comme il est constaté par les actes de décès délivrés à Champagnole et à Vers le vingt huit Mars de la présente année.
Et de Demoiselle Marie Antoine Vichet, agée de quarante un ans, née à Vannoz profession de cultivatrice , domicilée à Vannoz, fille Majeure de furent Jean Antoine Vichet, décédé à Vannoz le trente Juillet Mil huit cent dix Sept, Et de Jeanne Louise Olivier décédée à Vannoz le vin gt trois aoust  Mil huit cent vingt, comme il est constaté par les actes cy present audit lieu de Vannoz.
Lesquels nous ont requis de procéder à la Célébration du Mariage projetté entre eux , Et dont les publications ont été faites devant la principale porte de notre maison commune, Savoir la première le dimanche Seize Mars, de l'an Mil huit cent vingt huit  a neuf heures du Matin, Et la Seconde le dimanche vingt trois dudit Mois de Mars de la ditte année a neuf heures du Matin. Les Mêmes publications ont eu lieur à Vers les mêmes dimanches et mêmes heures , aucunes oppositions audit Mariage ne nous ayant signifier faisint droit à leur requisition après avoir donné lecture de toutes les pièces cy dessus Mentionnées Et du Chapitre VI du Titre du Code civil intitulé du Mariage , avons demandé au futur epoux Et  à la future epouse  Sil veulent Se prendre pour Mari et pour femme , Chacun deux ayant repondue Séparativement   Et affirmativement, déclarons au nom de la Loi que Jean François Reverchon et Marie Antoine Vichet Sont unis par la Mariage de quoi nous avons dressé acte en présence de Claude Joseph Daclin agé de quarante huit ans profession de cultivateur Domicilié à Vannoz cousin de l'époux, premier témoin, Et de Jean Maurice Miodon agé de trente huit ans profession de cultivateur domicilié à Vannoz ami de l'époux, Et de Jean Féréol Vichet agé de trente deux ans profession de cultivateur domicilié à Vannoz frère de l'epouse Second et Troisième témoin Et de Jean Joseph Jeunetagé de trente ans profession de cultivateur domicilié à Vannoz Cousin de l'epouse quatrième témoin. Lesquels après quoi leur an a été aussi donné lecture ont signé avec nous Et les parties contractante, L'Epouse a déclarée être illetrée."

Aucun enfant ne naît de leur union à ma connaissance.

Le décès de Jean François met fin à leur mariage qui aura duré 15 ans. Il décède le 13 octobre 1843 à Vers en Montagne à l'âge honorable de 80 ans. 


Acte de décès de Jean François REVERCHON (source: AD39)


Etant donnée la différence d'âge entre eux, Marie Antoine lui survivra 18 ans. Elle s'éteint le 21 septembre 1861 à Vannoz.


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Voici une frise chronologique pour essayer de résumer ses mariages.

Jean François a eu une vie longue et bien remplie. Au cours de ses 3 mariages, il a eu 10 enfants, voire 11, dont 9 garçons. 




mardi 4 mai 2021

Des Collatéraux sans descendance?

 Aujourd'hui, je vais vous parler de Collatéraux d'Etienne Auguste ABEL, des cousines ou des tantes, qui malgré le fait d'avoir eu des enfants, se sont retrouvées sans descendance. Ou plutôt semble ne pas avoir eu de descendance car en poussant un peu plus mes recherches j'ai découvert des informations qui font planer un doute  pour certaines.



Marie Justine et Magdeleine Dorothée 

ABEL


Marie Justine et Magdeleine Dorothée sont les tantes paternelles d'Etienne Auguste ABEL. Elles sont les sœurs aînées de son père, Alphonse Félix.


Arbre généalogique de Marie Justine et Magdeleine Dorothée



Marie Justine voit le jour le 29 juillet 1830 à Beaumont de Pertuis, dans le Vaucluse. 


Acte de naissance de Marie Justine ABEL (source: AD84)


Magdeleine Dorothée, quant à elle, naît 12 ans plus tard, le 18 février 1842, toujours à Beaumont de Pertuis.


Acte de naissance de Magdeleine Dorothée ABEL (source: AD84)


Ce sont les filles de Joseph Victor, garde forestier, et de Marguerite Thérèse FERAUD. Elles  sont respectivement 3eme et 7eme de la fratrie qui compte 8 enfants.

Elles passent toute leur enfance à Beaumont de Pertuis.


Recensement Beaumont de Pertuis - 1836 (source: AD84)


Recensement Beaumont de Pertuis - 1841 (source: AD84)


Recensement Beaumont de Pertuis - 1846 (source: AD84)



Marie Justine épouse Fortuné Joseph POITEVIN, le 28 octobre 1848 à Beaumont de Pertuis. Elle n'est âgée que de 18 ans alors que son époux a 15 ans de plus qu'elle. Il est né le 14 juin 1815 à Coudoux, petit hameau de Ventabren, commune du département des Bouches-du-Rhône. D'après mes recherches, de leur union ne naît aucun enfant. Le recensement de 1851 me le confirme. 


Recensement Beaumont de Pertuis - 1851 (source: AD84)


Quelques années plus tard, Fortuné décède. Il meurt à La Bastide-des-Jourdans, le 4 décembre 1854 à l'âge de 39 ans. Sur les tables d'absence et de décès, il n'est mentionné aucun enfant, uniquement sa femme et son frère Frédéric Poitevin.


Table des successions et absence - Bureau de Pertuis - 1847 / 1856 (source: AD84)


Elle retourne vivre chez ses parents, comme l'atteste le recensement de 1856.


Recensement Beaumont de Pertuis - 1856 (source: AD84)


Le 18 juin 1857 à Beaumont de Pertuis, elle épouse en seconde noce Joseph GUION qui, cette fois encore, est plus âgé qu'elle. Elle a 27 ans alors que lui a 46 ans. Il est cultivateur et est originaire de Villelaure, un village proche. C'est d'ailleurs dans cette commune qu'elle part vivre.

De cette nouvelle union naît trois enfants qui meurent en bas âge: Léon voit le jour le 29 mars 1858 et décède le 15 juillet 1858 à 3 mois, Félicien naît le 21 août 1862 et meurt le 14 août 1863 à l'âge de 11 mois et enfin Césarine Joséphine naît le 25 octobre 1868 et décède à 14 mois le 17 janvier 1870. Je ne leur connais pas d'autre naissance d'enfants. 

Tous les recensements que j'ai pu trouver à Villelaure me confirme qu'ils n'ont pas eu d'autres enfants: 

✴soit ils habitent simplement en couple, 

✴soit ils accueillent un nourrisson, Marie Justine faisant office sans doute de nourrice, 


Recensement Villelaure - 1866 (source: AD84)


✴soit enfin ils accueillent un membre de la famille. En effet, en 1872 Amédée GUION, qui est le neveu de Joseph, est logé chez eux et même s'il est noté en tant que domestique.


Recensement Villelaure - 1872 (source: AD84)



Recensement Villelaure - 1876 (source: AD84)


Elle accueille également sa mère chez elle après la mort de sa sœur Dorothée, chez qui elle vivait. Marguerite Thérèse FERAUD meurt à Villelaure, chez sa fille le 2 février 1887.

Son époux Joseph s'éteint à son tour le 21 novembre 1888 à 77 ans.


Tables des successions et absence- Bureau de Cadenet - 1884 / 1890 (source: AD84)


Je perds sa trace dans les recensements de Villelaure, elle n'y apparaît plus à partir de 1881, mais elle y décède le 11 juin 1897, à l'âge de 66 ans. Je suspecte les recensements d'avoir des pages manquantes car il ne semble pas être complet.


Acte de décès de Marie Justine ABEL (source: AD84)


Concernant sa descendance, un doute plane car en recherchant sa mort dans les Tables des successions et absences, il y est noté un fils dans les héritiers. 


Tables des successions et absence- Bureau de Cadenet - 1891 / 1903 (source: AD84)



Vrai ou faux, je n'ai rien trouvé qui me permettrai de confirmer ou d'infirmer cette information. Est ce une erreur sur l'identité d'une personne qu'elle hébergeait ou est ce vrai, le doute reste. Dans tous les cas ce ne peut être Amédée Guion, le neveu de son époux, car lui aussi est déjà décédé 11 ans plus tôt. 


⇒  Magdeleine Dorothée se marie avec Gustave Sylvain VERDILLON le 16 janvier 1870 à Beaumont de Pertuis. A ce moment là elle est couturière et a 28 ans. Gustave est un ouvrier boulanger de 33 ans, né le 1er juin 1836 à Beaumont de Pertuis.  Il est veuf et père d'une fillette de 8 ans qui répond au prénom d'Eulalie Antoinette.

Jusqu'à présent, je ne leur connaissais que la naissance d'un fils, Daniel Marius, né le 15 juin 1877 à Beaumont de Pertuis et décédé le 15 février 1881 au même endroit. C'était avant que je ne me plonge dans les recensements de la commune. 


Recensement Beaumont de Pertuis - 1872 (source: AD84)


A la lecture de celui de 1876,  j'ai découvert l'existence d'une petite fille prénommé Marie, âgée de 4 ans. 


Recensement Beaumont de Pertuis - 1876 (source: AD84)



J'ai donc relu les tables décennales à la recherche de sa naissance qui m'avait échappé. Mais aucune trace. Je me suis donc intéressée à la famille de son époux, Gustave, qui avait de la famille dans une commune voisine, Mirabeau, mais également une commune des Alpes de Haute-Provence, proche de Beaumont de Pertuis qui se situe à la frontière entre les deux départements, Corbières. Mais là aussi je ne trouvais rien. 

Je ne sais pourquoi, je me suis orientée vers une autre commune, de ce département voisin, du nom de Pierrevert et là bingo. J'ai trouvé LA Marie Eulalie VERDILLON que je cherchais , née le 15 août 1873. Dorothée et Gustave avaient donc temporairement vécu ailleurs mais ils étaient revenu assez vite vivre à Beaumont.


Acte de naissance de Marie Eulalie VERDILLON (source: AD04)


Malheureusement, Dorothée décède quelques années plus tard. Le 23 avril 1880, elle s'éteint à l'âge de 38 ans. Elle laisse sa fille de 7 ans et son époux dans une peine immense comme on peut l'imaginer. 


Acte de décès de Magdeleine Dorothée ABEL (source: AD84)


Mais que va devenir sa fille? Je n'ai que très peu de trace d'elle par la suite: lors du recensement de 1881, elle est pensionnaire à Beaumont alors que son père est parti vivre à Pertuis


Recensement Beaumont de Pertuis - 1881 (source: AD84)



Celui de 1886, nous apprend que son père Gustave vit toujours seul à Pertuis mais Marie  reste introuvable. En juin 1886, un article de journal mentionne tout de même son nom pour la réussite de son certificat d'étude à Villelaure. Je pense donc qu'elle est allée habiter chez sa tante Marie Justine à Villelaure. 


Extrait du Journal Le Petit Marseillais du 25 juin 1886 (Retronews)



Certaines pages de ces recensements de cette commune étant lacunaires, je ne la retrouve pas. C'est là que je perds sa trace. 

Je ne retrouve que la mention du suicide de Gustave VERDILLON, veuf de Dorothée. En janvier 1900, à 63 ans, à Mirabeau, il se serait jeté dans la Durance en laissant une note. Il était devenu alcoolique et était sujet à des délires de persécution.  


Extrait du Journal Le Petit Provençal du 19 janvier 1900 (Retronews)



Qu'est devenu sa fille: s'est-elle mariée? A t-elle eu des enfants? ou bien est-elle morte peu de temps après son certificat d'étude? Aucun registre des communes proches ne m'a encore permis de le découvrir.


Marie Alphonsine ABEL


Marie Alphonsine ABEL , qui est aussi souvent mentionnée sous le prénom Maria, est la cousine germaine d'Etienne Auguste ABEL. Elle est la fille d'un de ses oncles paternels, Etienne Antoine.

Arbre généalogique de Marie Alphonsine ABEL 


Marie naît le 20 janvier 1866 à Beaumont de Pertuis. 


Acte de naissance de Marie Alphonsine ABEL (source: AD84)


Elle est donc la fille d'Etienne Antoine, cordonnier, et de Victoire Eugénie AMAT. Elle est la 4eme et dernière de sa fratrie mais la seule à atteindre l'âge adulte. Son frère Edouard Antoine Constant est né le 11 septembre 1860 et décède 29 jours plus tard, le 10 octobre. Ses deux sœurs se prénommaient Marie Joséphine: l'une naît le 19 juin 1862 et meurt le 23 février 1863 à 8 mois, et l'autre naît le 8 avril 1864 et s'éteint le 2 février 1866 à l'âge de 21 mois. Marie avait alors 13 jours quand sa sœur décède.

Le mois suivant, le 16 mars 1866, Marie devient orpheline de mère. En effet, sa mère décède à l'âge de 26 ans.

Le 5 octobre 1867, un an et demi plus tard, c'est au tour de son père de disparaître; il meurt à l'âge de 30 ans. C'est son oncle, Joseph Alphonse, le frère de son père (mais qui est aussi le père d'Etienne Edouard, le gadzarts, et l'oncle d'Etienne Auguste), qui devient son tuteur. Etrangement, lors des recensements de cet oncle à Marseille, elle n'est jamais présente. Où a t-elle grandi et vécu toutes ces années, je ne sais pas, mes recherches sont restées vaines.

Marie épouse Edouard César Marius FAURY, le 8 janvier 1885 à Beaumont de Pertuis. Il est originaire lui aussi de la commune et exerce la profession de boucher charcutier. Ils ont alors respectivement 19 et 25 ans. 

La même année ils accueillent leur premier et unique enfant, Fernand Marius Hippolyte le 23 novembre. 


Recensement de Beaumont de Pertuis - 1886 (source: AD84)


Malheureusement, il décède à 9 mois, le 19 septembre 1886. Trois mois plus tard, elle perd son mari: Edouard décède le 29 décembre 1866. Il n'avait que 26 ans.

Trois ans plus tard, le 21 septembre 1889, elle épouse en seconde noce, Louis Antoine MOURIES à Auriol, dans le département des Bouches-du-Rhône. Il a 28 ans, est originaire d'Auriol et est tour à tour cultivateur et marchand forain. Elle part vivre dans la commune de son époux et vivra toute sa vie "rue Coulette", à différents numéros.

De leur mariage, il naît 3 enfants qui décèdent tous en bas-âge: 

- Rose Baptistine Alix née le 17 juillet 1890 et meurt le 17 juillet 1891, un an jour pour jour après sa naissance; 


Recensement d'Auriol - 1891 (source: AD84)



- Jules Léon né le 19 décembre 1891 et décède à plus de 2 ans le 23 mars 1894 

- Paul Mathieu né le 17 août 1895 et meurt à l'âge d'un an le 1er septembre 1896. 


Recensement d'Auriol - 1896  (source: AD84)


Les recensements confirment qu'il n'y a eu aucun autre enfant.


Recensement d'Auriol - 1901 (source: AD84)



Recensement d'Auriol - 1906 (source: AD84)



Recensement d'Auriol - 1911 (source: AD84)



Recensement d'Auriol - 1931 (source: AD84)


Son époux décède entre 1911 et 1931, je n'en sais pas plus. Les tables décennales s'arrêtant en 1903, ce sont les recensements qui me permettent de le dire.

Marie décède le 14 mars 1939, à l'hôpital de la conception, à Marseille. Elle avait 73 ans.


Acte de décès de Marie Alphonsine ABEL (Archives de Marseille)



mardi 20 avril 2021

Un Collatéral Gadzarts: Etienne Edouard ABEL

 


Comme de nombreux généalogistes, mes recherches sur mes ancêtres m'ont amené à vouloir connaître leur famille proche (parents, frères et sœurs ...) mais aussi leur famille élargie (tante, oncle, cousin(es), neveu et nièce ...). C'est en connaissant leur entourage et leur lieu de vie que l'on peut comprendre leur histoire et la raconter. Ces collatéraux deviennent  alors fondamentaux lors de nos recherches et certains peuvent nous surprendre, nous émouvoir ou susciter pleins d'émotions différentes. C'est pourquoi j'ai décidé de parler de ceux qui ont fait partie de la vie de mes ancêtres, ceux que l'ont appelle les Collatéraux 

A chaque fois que je raconterai la vie de ceux qui m'ont précédé, je vous parlerai de ceux qui ont fait partie de leur vie et qui m'ont touché à des degrés divers.


Aujourd'hui je vais vous parler d'un collatéral de mon Sosa 8, Etienne Auguste ABEL. Il s'agit de son cousin germain, Etienne Edouard ABEL, qui était gadzarts.


Arbre de cousinage entre Etienne Edouard et Etienne Auguste, mon AGP



Qu'est ce qu'un gadzarts?


Un gadzarts, aussi orthographié Gadz'Arts, est un élève ou un ancien élève issu de l'Ecole Nationale Supérieur d'Arts et Métiers (Grande Ecole d'Ingénieur Française). C'est la contraction de "Gars des Arts": "Les Arts" et "Les Arts et Métiers" étant le diminutif habituelle de ces écoles.

Il existe plusieurs Ecoles à travers la France. On en trouve à Aix en Provence, Angers, Châlons-en-Champagne, Cluny, Lille, Paris, Bordeaux et Metz.


Etienne Edouard ABEL

Edouard, tel qu'il est fréquemment prénommé, est né le 1er septembre 1858 à La-Bastide-des-Jourdans, dans le département du Vaucluse. 



Acte de naissance d'Etienne Edouard ABEL (source: AD84)

Il est le fils de Joseph Alphonse ABEL, l'oncle de mon Sosa 8, et de Marie ESCOFFIERSon père est menuisier et sa mère est modiste. 

Il est le second d'une fratrie de 10 enfants, dont quatre n'atteindront  pas l'âge adulte. Cette fratrie est composée de Maria Baptistine Thérèse Marguerite (1856-1935), d'Etienne Edouard, d'Oscar Félix Alexandre (1860-1863), de Marie Rose Pauline Blanche (1862-1863), de Félix Gustave (1864-1876), d'Eugène Louis (1867), Rosalie Marie Blanche Félicie (1869), Louis Joseph Séraphin (1872), Marie Félicie Joséphine Angèle (1874-1874) et enfin Angèle Marie Félicie (1876-1935).

Au moment de sa naissance, la famille habite la Grande Rue du village puis très vite elle déménage Quartier du Cours. Lors des recensements successifs, on s'aperçoit qu'une tante maternelle, qui se prénomme Baptistine, habite avec la famille. Edouard, quant à lui, est mystérieusement absent du recensement de 1872.


Recensement de 1861 à La Bastide-des-Jourdans (source: AD84)


Recensement de 1866 à La-Bastide-des-Jourdans (source: AD84)


Recensement de 1872 à La Bastide-des-Jourdans (source: AD84)


Vers 1875, ils changent de commune et vont s'établir temporairement à Cucuron, petit village situé à 20 km à l'ouest de La Bastide-des-Jourdans. Puis, peu de temps après, toute la famille part s'installer à Marseille.


Recensement de 1876 à Cucuron (source: AD84)


Les Arts et Métiers d'Aix en Provence


L'Ecole

L'Ecole des Arts et Métiers d'Aix en Provence fut crée en 1843 au sein du cœur historique de la ville d'Aix et a formé des décennies d'Ingénieurs et de divers Techniciens expérimentés (dessinateur, conducteur de travaux ou bien architecte...). 

Les études durent 3 ans et chaque année est divisée en semestre. De plus jusqu'à une période pas très lointaine, les étudiants portaient un uniforme.


Uniforme des étudiants des Arts et Métiers  



Voici quelques photos (source: bibliothèque patrimoniale numérique / iconographie)


Plan de l'Ecole des Arts et Métiers d'Aix en Provence de 1868-1869


 


Façade des Arts et Métiers 



 

Façade des Arts et Métiers 



Amphithéâtre de l'Ecole   



L'un des trois amphithéâtre des Arts et Métiers 
 


Atelier des Forges  



Salle de Dessin 




L'une des salles d'atelier technique  

 

Atelier d'ajustage  



Salle d'étude 


Au gré de mes recherches sur le "clan" ABELsur le site de Gallica, et ce afin de découvrir des informations supplémentaires qui pourraient m'en apprendre un peu plus sur leur vie, je suis tombé sur les procès verbaux du Conseil général du Vaucluse où il est fait mention des bourses scolaires accordées à certains élèves. Etienne Edouard était l'un de ces élèves. Ces trouvailles m'on ainsi mis sur la piste de sa scolarité.


Procès verbaux du Conseil Général du Vaucluse 1875 concernant les bourses (source: Gallica)



Je me suis mise alors en contact avec les Archives Départementales des Bouches-du-Rhône mais aucune trace de ce côté là. Ils m'ont conseillé de me rapprocher de l'Ecole elle-même, qui m'a à son tour orienté vers le Domaine de Liancourt, berceau de toutes les Ecoles des arts et Métiers de France. Ce contact fort sympathique avec la Régisseuse du Domaine m'a permis de pouvoir retracer son parcours professionnel. Mais pour pouvoir retracer son parcours scolaire, j'ai pu contacter les archivistes de l'Ecole d'Aix en Provence.


Sa scolarité


Etienne Edouard rentre à l'Ecole des Arts et Métiers en août 1873, à l'âge de 15 ans. 

Une visite médicale est effectuée, ce qui m'apprends quelques informations: il  mesure 1m49 et est revacciné.

Pour ses études il reçoit 3/4 de bourse, ses parents ne devant en payer que le quart restant.

Le noyau principal commun de l'instruction est l'écriture, la grammaire, le dessin et les mathématiques. A cela s'ajoute la chimie en 3eme année. Tout au long de leur 3 années d'études, les élèves sont également répartis dans différents ateliers techniques d'ajustage, de fonderie ou bien encore des modèles et de dessin. Ils sont également notés sur leur conduite.


  • La 3eme division (1ère année)

Lors de sa 1ere année, ses professeurs le qualifie d'intelligent, le trouve appliqué et travailleur. Cependant, l'ensemble semble assez léger selon eux. Il oscille entre le 15e (sur 99 élèves) et le 19e rang (sur 96 élèves). Sa conduite est jugée bonne malgré de petits incidents mineurs.




Bulletin de notes et d'observations du 1er semestre 1873-1874
(source: Archives Ecole A&M d'Aix en Provence)

***




Bulletin de notes et d'observations du 2d semestre 1873-1874
(source: Archives Ecole A&M d'Aix en Provence)




  • La 2eme division (2eme année)

Sa seconde année est catastrophique. Même si ses résultats sont mitigés mais bon dans l'ensemble, son comportement plombe l'ensemble de sa scolarité. Il devient un élève dissipé, turbulent, qui perturbe l'étude, qui est inconvenant avec certains de ses professeurs et qui amuse la galerie pour devenir populaire. On le menace de supprimer  sa bourse s'il se maintient dans cette voie, ce qui signifierait la fin de ses études.




Bulletin de notes et d'observations du 1er semestre 1874-1875
 (source: Archives Ecole A&M d'Aix en Provence)



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Bulletin de notes et d'observations du 2d semestre 1874-1875
 (source: Archives Ecole A&M d'Aix en Provence)




  • La 1ere division (3eme année)

Ces observations et menaces semblent porter leur fruit car durant cette dernière année, son comportement change du tout au tout, même s'il garde parfois un caractère difficile. Il redevient un élève studieux, soigné et appliqué. Il finit au 30eme sur 91 élèves.




Bulletin de notes et d'observations du 1er semestre 1875-1876
 (source: Archives Ecole A&M d'Aix en Provence)



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Bulletin de notes et d'observations du 2d semestre 1875-1876
(source: Archives Ecole A&M d'Aix en Provence)




Il termine ses études le 10 juillet 1876, il est alors âgé de 17 ans.




Registre matricule militaire

Il fait partie de la classe 1878 et son numéro matricule est le 1328.

Physiquement, il mesure 1m64 et il est décrit comme ayant les cheveux et les sourcils blonds, les yeux bleus, le front découvert, un nez moyen, une bouche petite, un visage ovale et un menton à fossette. 

Il a un degré d'instruction très bon mais une instruction militaire inexistante.


Fiche matricule d'Etienne Edouard ABEL (source: AD84)


Sa fiche matricule est très peu remplie: elle nous apprend tout de même que le conseil de révision l'a classé en Service auxiliaire du fait d'une infirmité légère, un chevauchement du petit orteil du pied gauche. Il est classé non disponible le 15 mars 1880 et réintégré dans la subdivision le 22 novembre de la même année.

Il ne semble pas avoir réellement fait son service et ses périodes d'exercices. Mais il passe dans la réserve de l'armée active le 1er juillet 1804, puis dans l'armée territoriale le 1er juillet 1888, et enfin dans la réserve de l'armée territoriale le 1er novembre 1898. Il est finalement libéré du service le 1er novembre 1904.


Son mariage et son parcours professionnel

Grâce à son adhésion à la Société Arts et Métiers (Association des anciens élèves), j'ai pu retracer son parcours professionnels:



Résumé de carrière de l'Annuaire Général de la Société des Arts et Métiers - 1882
(source: Archives du Domaine de Liancourt)



Résumé de carrière de l'Annuaire Général de la Société des Arts et Métiers - 1922
(source: Archives du Domaine de Liancourt)




De 1878 à 1880, il semble être dessinateur dans divers établissements industriels. Je n'ai pas encore réussi à les identifier pour l'instant. Il est aussi Conducteur des Ponts et Chaussées à Marseille.


En 1880, il part s'installer en Russie et devient l'Ingénieur / Architecte du Prince Vorontzof à Massandra, en Crimée.

Après avoir fait des recherches sur ce prince et sur Massandra, voilà ce que j'ai trouvé. Ce prince se prénomme Semyon Mikhailovich Vorontsov. En 1879, il ordonne la construction d'un nouveau palais à Massandra, prés de Yalta, en Crimée, où il possède déjà de vastes vignobles. 


Prince Semyon Mikhailovich Vorontsov

Le projet est crée par Etienne Bouchard, qui fut le premier architecte à travailler sur le palais. Il conçut un palais inspirés des châteaux du Moyen-Âge de la Vallée de la Loire. En 1881, cet architecte décède et Etienne Edouard semble prendre sa suite. Peut être travaillait-il déjà sous sa direction. Quoiqu'il en soit, le prince Vorontsov décède en 1882 et les travaux s'interrompent. Edouard retourne donc à Marseille.

Mais durant son séjour en Russie, Edouard fait la rencontre de Clémence Louise BARILLOT. Elle est la fille d'Antoine BARILLOT, un entrepreneur, de la région lyonnaise, venu s'installer en Russie, et de Louise GONARD. Clémence est née à Théodosie, en Crimée, le 31 janvier 1861. Elle a trois frères, dont l'un sera Consul de France à Yalta.

Edouard épouse Clémence entre 1880 et 1882, je ne connais pas la date précise, mes recherches sont restées vaines. 


De 1883 à 1888, il est inspecteur des bâtiments communaux de Marseille. Je dois contacter les Archives communales de Marseille afin d'essayer de trouver plus de renseignements sur son travail effectué pendant ce laps de temps. Durant cette période, Edouard et Clémence ont 3 enfants: Henri Lucien naît le 30 août 1884 (survit-il ou pas, je ne trouve pas son décès), Henriette Joséphine vient au monde le 19 mars 1886 mais décède le 26 mars et enfin Hélène Louise naît le 24 février 1887. Il habite avec son épouse au domicile de ses parents, avec ses frères et sœurs. C'est ce que montre le recensement de 1886.


Recensement de 1886 de Marseille (source: AD13)


Dés 1888, il repart en Russie pour devenir entrepreneur à Odessa et à Saint Petersbourg. Puis il devient le directeur des travaux de construction du chantier naval de Nicolaieff et semble être domicilié à Odessa.  Le 10 mars 1890, son épouse Clémence donne naissance à leur 4eme enfant, Paul Antoine, à Odessa.


C'est au recensement de 1906, à Marseille que je retrouve sa trace, au 56 Cours DevilliersIl est alors reconnu comme ingénieur. 


Recensement de 1906 de Marseille (source: AD13)



Recensement de 1911 de Marseille (source: AD13)

Il devient par la suite Entrepreneur de Travaux Publics à Marseille comme l'avait indiqué l'annuaire de l'Ecole mais également l'Annuaire Industriel de Marseille de 1925.


Extrait de l'Annuaire Industriel (source: Retronews)



Sa vie à Marseille jusqu'à son décès


Tous les recensements que j'ai pu trouver me montre qu'il vit au domicile où vivaient ses parents de leur vivant, toujours au 56 Cours Devilliers. 


Le Cours Devilliers (actuel Boulevard Franklin Roosevelt) sous la neige
début XXe siècle

Pour le couple Edouard-Clémence, tout semble réussir. Leur fille Hélène Louise épouse Rachid "Richard" Farés JABRE, un négociant Turc d'origine Libanaise arrivé en France un quinzaine d'année auparavant. Lors du ChallengeAZ 2018 précédent, j'avais d'ailleurs parlé de son époux. 

Cependant, la première guerre éclate et leur fils Paul Antoine est envoyé au front, en Macédoine. Là bas, il contracte la tuberculose qui continue son évolution même après son retour à Marseille. Il finit par en mourir le 17 juillet 1921, un an et demi après son mariage, à l'âge de 31 ans.


Avis de décès de Paul Antoine ABEL / Journal Le Petit Marseillais (source Retronews)



Etienne Edouard décède huit ans plus tard, trois jours avant ses 71 ans. Le 29 août 1829, il s'éteint entouré des siens: sa femme Clémence, sa fille Hélène, son gendre Richard et ses petits enfants qui habitent tous sous le même toit, au 56 Cours Devilliers, à Marseille. Hasard, il décède presque 1 mois avant Etienne Auguste, son cousin, qui vivait en Algèrie.


Acte de décès d'Etienne Edouard ABEL (source: Archives Marseille)


Son épouse le suit 6 ans plus tard. Elle décède le 16 février 1935, à la même adresse. Elle avait 74 ans.



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