#ChallengeAZ 2019 - I comme Instituteur
Si de nos jours l'enseignement est largement dispensé dans des écoles laïques, gratuites et mixtes; cela ne fut pas toujours le cas.
Devenir Instituteur
Sous l'Ancien Régime, l'enseignement était essentiellement religieux. On y apprenait à lire, à écrire et à compter, dans des écoles réservées à une certaine "élite". Mais on y apprenait surtout à devenir un bon chrétien.
Après le Révolution Française, l'enseignement se démocratise et est confié aux mains d'instituteurs non professionnels mais instruits qui avaient généralement une autre occupation telle que médecin, notaire, etc ... Mais ces écoles restent encore au main de l'Eglise.
Gravure d'une classe en 1872 |
Il faut attendre la loi Guyot du 28 juillet 1833 (sous la Monarchie de Juillet de 1830 à 1848) pour voir la création d'Ecole Normale indépendante (une par département) pour la formation des instituteurs. Ces écoles délivrent alors le Brevet de Capacité pour l'enseignement primaire qui donne accès à cette fonction. Ces études durent généralement 2 à 3 ans avec une période d'intégration dans une école.
Mais quelquefois les instituteurs peuvent en être dispensés et enseigner tout de même. Ils sont titularisés après de nombreuses années de pratique.
Un instituteur est ses élèves |
D'abord réservée aux hommes, la profession s'ouvre aux femmes en 1838 avec la création des premières Ecoles Normales d'Institutrices.
Photo de classe d'une Ecole Normale d'Institutrices |
La loi Duruy du 10 avril 1867 impose la laïcisation des instituteurs des écoles primaires et le développement des écoles laïcs.
Au début des années 1970, les Ecoles Normales sont totalement abandonnées. Il faut désormais obtenir le baccalauréat puis suivre des études universitaires de 3 ans pour pouvoir avoir le droit d'enseigner.
Enfin la loi Jospin du 10 juillet 1989 prévoit que les Instituteurs soient recrutés sur concours après un Bac + 3 afin d'étudier 1 an en IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres).
Quels ancêtres?
Durant mes recherches, je n'ai jamais retrouvé d'instituteurs dans mon ascendance direct, seulement des collatéraux plus ou moins proches pour lesquels je ne possède que très peu de renseignements.
- Jean RICHARD:
Il est l'un des ancêtres de mon mari.
Il est né à Genève au XVIIIe siècle; est marié à Judith Magdeleine PERIDIEU et décède à Nîmes le 5 décembre 1804.
Il est le père de Pierre RICHARD dont j'ai parlé ici.
- Jean Joseph GINESTET:
Jean Joseph GINESTET, lors de son service militaire, en 1911 |
C'est l'époux de la nièce de mon arrière grand-père.
Il naît 17 mars 1888 à Saint-Sulpice-la-Pointe, dans le Tarn.
Il se marie en Algérie, le 14 février 1912, à Maison Carrée avec Jeanne FAURE. De leur union naît deux garçons.
Il meurt à Toulouse à l'âge de 90 ans, trois mois après son épouse.
Il se marie en Algérie, le 14 février 1912, à Maison Carrée avec Jeanne FAURE. De leur union naît deux garçons.
Il meurt à Toulouse à l'âge de 90 ans, trois mois après son épouse.
- Jean Baptiste Vincent SAUVAN:
Il est le frère de la seconde épouse de mon ancêtre Jean Joseph ABEL.
Il naît le 19 juillet 1799 à Beaumont de Pertuis, dans le Vaucluse.
Il est le fils de Jean SAUVAN et de Marie BERNARD.
Il y épouse Marie Anne Pauline CORBON (Carbonnel suivant les actes) le 21 avril 1822.
Il naît le 19 juillet 1799 à Beaumont de Pertuis, dans le Vaucluse.
Il est le fils de Jean SAUVAN et de Marie BERNARD.
Il y épouse Marie Anne Pauline CORBON (Carbonnel suivant les actes) le 21 avril 1822.
Pour ce dernier, des recherches sont en cours et un article lui sera consacré. Par conséquent je ne veux pas trop en dire aujourd'hui.
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